Gériatrie
Chutes : attention aux conséquences de certaines chutes et de leur délai d’apparition.
N’hésitez pas à conseiller une surveillance rapprochée par un proche, un aidant et/ou le médecin traitant.
Particularité des appels nocturnes : patients ou aidants isolés, EHPAD… L’anxiété est majorée la nuit, avec la difficulté supplémentaire d’accès aux soins aux heures non ouvrables. Prenez le temps d’évaluer la situation, essayez de distinguer l’appel pour réassurance simple ou pour réel besoin de prise en charge médicale urgente.
Conseils sur des traitements : attention à l’iatrogénie, facteur important d’effet indésirable grave en gériatrie. Méfiez-vous des insuffisances rénales, des surdosages, de l’observance…
Soyez également attentif aux situations liées aux anticoagulants (anciens comme nouveaux).
Soyez méticuleux, méthodique et précis dans les conseils à faire suivre. Renvoyez systématiquement au médecin traitant pour la fois d’après et pour le suivi.
Pédiatrie
Les situations pédiatriques sont toujours sensibles et complexes, de par l’inquiétude des parents, leur subjectivité et la difficulté de description des symptômes par un tiers autre que le patient lui-même.
Âge de l’enfant :
- Enfant de moins de 3 mois = prudence extrême ;
- Enfant âgé de 3 à 6 mois = prudence importante ;
- Enfant de plus de 6 mois = prudence tout de même.
Pleurs de l’enfant : si inhabituels, contexte particulier, excessifs, associés à des symptômes préoccupants (fièvre importante, atonie…), difficilement explicables = adressez aux urgences sans hésiter, trouvez les mots pour faire comprendre que la situation est inhabituelle et potentiellement risquée, mais n’inquiétez pas non plus excessivement les parents.
Mort subite du nourrisson : au moindre risque identifié, adressez l’enfant aux urgences.
Fièvre : toujours se méfier d’une méningite masquée !
Perte de poids, céphalées, dyspnée : en cas de symptômes peu clairs, de situation qui vous semble complexe, inhabituelle, excessive…, adressez l’enfant aux urgences sans hésiter.